Résumé express
- Salaire : crée des droits REER et de la couverture QPP/RQAP, mais entraîne des charges sur la paie (QPP, AE*, RQAP, FSS, CNESST, etc.).
- Dividendes : évitent les charges de paie et sont simples à verser, mais ne créent pas de droits REER et n’augmentent pas vos gains admissibles à la QPP.
- Grâce à l’intégration impôt société/personnel, l’écart net dépend surtout de vos objectifs (retraite, prestations, flux de trésorerie) et de la situation de votre société (déduction pour petites entreprises, GRIP/RDTOH).
Table des matières
- Chiffres clés 2025 au Québec
- Salaire : fonctionnement et raisons d’y recourir
- Dividendes : admissibles vs ordinaires (non admissibles)
- Charges qui ne s’appliquent qu’au salaire
- Interactions côté société (DPE, GRIP, RDTOH, revenu passif)
- Quand le salaire est généralement gagnant
- Quand les dividendes sont souvent gagnants
- L’approche hybride (avec repères simples)
- Pièges courants pour les propriétaires-dirigeants
- Liste de vérification rapide
- FAQ
1) Chiffres clés 2025 au Québec
- Taux marginaux combinés (QC+fédéral) – palier supérieur :
- Revenu d’emploi/intérêts : ~53,31 %
- Dividendes admissibles : ~40,11 %
- Dividendes ordinaires : ~48,70 %
- Impôt des sociétés (SPCC) :
- Revenu admissible à la déduction pour petites entreprises (DPE) : env. 12,2 % combiné.
- Taux général : env. 26,5 % combiné.
- Critère DPE Québec : en général, 5 500 heures rémunérées (réduction graduelle entre 5 500 et 5 000).
- QPP 2025 : gains maximums admissibles 71 300 $ (palier 1) + 81 200 $ (palier 2).
- AE au Québec (2025) : primes réduites; plusieurs actionnaires dirigeants >40 % ne sont pas assurables.
- RQAP 2025 : primes sur salaire seulement, jusqu’à un maximum de gains assurables.
- Fonds des services de santé (FSS) : de 1,65 % à 4,26 % selon la masse salariale et le secteur.
(Les montants changent chaque année; vérifiez vos plafonds et taux exacts au moment de planifier.)
2) Salaire : fonctionnement et avantages possibles
Ce qui se passe avec un T4/RL-1
- La société déduit le salaire, ce qui réduit l’impôt de la société (au taux DPE ou général).
- Le particulier paie l’impôt personnel au taux marginal applicable.
- Salarié et employeur cotisent à la QPP; ces cotisations augmentent la future rente (basée sur les gains d’emploi).
- L’AE (si l’emploi est assurable) et le RQAP s’appliquent; l’employeur paie aussi sa part.
- L’employeur verse le FSS sur la masse salariale (pas sur les dividendes).
- Le salaire crée des droits REER (les dividendes n’en créent pas).
Pour
- Droits REER : 18 % du revenu gagné, jusqu’au plafond (32 490 $ en 2025 → nécessite env. 180 500 $ de revenu gagné).
- Crédits QPP/RQAP et potentiel de meilleures prestations.
- Meilleure acceptation hypothécaire (revenu T4 stable).
- Utile pour réduire un revenu imposé au taux général de la société.
Contre
- Charges de paie (QPP, AE*, RQAP, FSS, etc.).
- Administration accrue (remises, feuillets).
3) Dividendes : comment ils sont imposés
- Les dividendes ne sont pas déductibles pour la société : impôt payé en amont, puis distribution du profit après impôt.
- Au personnel, les dividendes sont majorés et donnent droit à des crédits d’impôt (fédéral et Québec).
- Admissibles : proviennent généralement de revenus imposés au taux général (GRIP).
- Ordinaires (non admissibles) : proviennent surtout de revenus imposés au taux DPE.
Pour
- Aucune charge de paie (pas de QPP/AE/RQAP/FSS).
- Simplicité (pas de paie).
- Taux personnels souvent concurrentiels après intégration, surtout pour les admissibles.
Contre
- Aucun droit REER, aucun gain admissible QPP.
- Il faut surveiller le GRIP pour payer des dividendes admissibles; un excès entraîne une pénalité.
4) Charges applicables au salaire seulement (rappel)
- QPP : taux de base jusqu’à 71 300 $ + second palier jusqu’à 81 200 $; employé et employeur paient chacun leur part.
- AE (Québec) : taux réduits; emploi souvent non assurable si l’actionnaire contrôle >40 % des droits de vote.
- RQAP : primes sur salaire jusqu’au maximum des gains assurables.
- FSS : de 1,65 % à 4,26 % selon la masse salariale/secteur.




